Compétition apnée piscine FFESSM – Coupe de France Dunkerque – STA – DYN – DNF

4ème compétition d’apnée à mon actif, une certaine routine se met en place et c’est tant mieux :

  • Adaptation de l’alimentation la semaine précédente (pas d’alcool, peu voir pas de viande, detox…)
  • Se reposer les derniers jours avant l’échéance pour laisser du temps au corps pour la récupération après l’entrainement
  • Positive attitude
  • Petit dej au matin de la compet réglé comme du papier à musique

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Dunkerque, c’est quelque chose par rapport à mes 3 dernières compets, il y a des caméras partout (sur et sous l’eau), des photographes partout (sur et sous l’eau), un grand beau drapeau de la France, des énormes affiches des membres de l’équipe de France de natation, une superbe sono. Bref le ton est donné ça va être du grand spectacle. En plus il y a plusieurs membres de l’équipe de France d’apnée à la compte et pour clôturer le tout, c’est la finale de la coupe de France.

De mon coté belle phase d’entraînement au mois de Mars après une belle surprise en DNF à Melun, on continu le coaching physique et mental avec Laurent et c’est top. Je vais gratter les 140m en DYN à l’entraînement, tout va bien. Le corps est prêt pour Dunkerque, et je me convainc tout seul que le mental l’est également.

Le déplacement à lieu en équipe avec tout le CASV, et c’est top ! Ça motive et c’est entraînant, merci à toutes et à tous pour votre bonne humeur et votre soutien Xavier, Farida, Andy, Olivier.

Matin : STATIQUE

Massage abdominal de Laurent top, l’objectif ici est de traîner l’ensemble des intestins pour être tranquille après pendant les épreuves. La prépa statique se met en place, je suis relâché, et c’est cool. La symbiose avec Laurent est en place et il arrive même à me masser pendant mes apnées préparatoires. C’est top et le chrono s’envole sur les poumons vides : Génial. Le chrono s’envole tellement que je me retrouve à la bourre dans ma prépa. Celle-ci soit se terminer par une série de 4 poumons pleins et je n’aurais le temps d’en faire qu’un avant la perf. En parallèle de ça, il y avait un autre débat, le fait de faire la perf avec une prépa 100% à sec ou se préparer dans l’eau mais dans un bassin d’échauffement trop éloigné de la zone de perf à mon goût. Nous optons pour la prépa 100% à sec. Mise en place de la combi entre 2 apnées, jamais évident à gérer, je n’ai d’ailleurs toujours pas trouvé ce qui me correspondait. Hop c’est parti pour la stat, telle une mamie qui ne veut pas mouiller son brushing, je me dirige vers la zone de perf. 3,2,1, top départ, immersion des voies aériennes, diving reflex au sens GRAND du terme. Je sens direct mon cœur ralentir, je connais cette expérience en dynamique, mais pas en statique. En dynamique je suis concentré sur le déplacement, donc moins sur mon rythme cardiaque, là en statique c’est plus simple. En tout cas les sensations sont bonnes et c’est agréable. Bon, je dois bouger et mon apnéiste de sécu m’écrase le dos pour me replacer ce qui est franchement désagréable, de plus j’ai un peu raté mon protocole de prépa et je me retrouve avec des contractions abdominales aux alentours des 2’15 », là ou avec une bonne prépa elles arrivent vers 4’…J’entre en phase de travail, chez moi cela dure approximativement 1’ à 1’20 ». Je sors à 4’08 » content de moi car c’est presque 2’ de travail. De plus je suis concentré sur le DYN pour cette compétition donc je ne me formalise pas sur mon STAT.

Midi : PAUSE

Allez hop à la bouffe, on recharge les batteries, et rapidement car il faut avoir le temps de digérer avant le DYN, 2h30, nickel pour mon plat de pâtes. Retour en mode préparation, pour le DYN, relaxation, visualisation, concentration.

Après-midi : DYN

Je me met en place, le rythme cardiaque est élevé, j’enfile mon matériel, je m’immerge et je ne suis pas relâché. 3,2,1 top départ.
J’ondule, vite, trop vite, je ralenti à 25m, les contractions arrivent vite, trop vite au virage des 50m mes jambes sont déjà en béton armé. Je tourne et entame le trajet de retour, le corps travaille, le mental n’est pas en symbiose, l’harmonie ne s’installe pas et je sors à 100m, frais protocole ok.
Je sors, et débrief, toujours bien d’avoir un coach, un peu comme une femme, pour le meilleur et pour…(ah non je n’ai plus le droit aux mots négatifs, hein Stéphane). Ben ben là en tout cas ce n’est pas pour le meilleur.
En résumé : Je me suis mis la pression depuis plusieurs jours sur cette épreuve puisque je venais là pour ça, et l’apnée à besoin de tout sauf de mise sous pression. Je mentirais si je disais que je partais pour me faire plaisir au début du DYN, j’avais zappe l’essentiel. En tout cas, je reste positif et j’ai encore appris plein de choses sur cette épreuve.

Après midi : PAUSE

Bon après avoir essayé de mettre en musique tous les éléments nécessaires pour le DYN et cela depuis plusieurs jours, je me rend compte que cela à juste créé une « attente de résultats » dans mon esprit, et j’en ai été pollué. Je déconstruis tout cela, discussion intéressante avec Stéphane, merci, coup de téléphone au frangin avec qui on se motive beaucoup pour le sport et je mange à l’écoute de mon instinct. Bon c’est pas tout ça, mais il reste le DNF. Je me remet en préparation mentale, cette fois ci plus posé, surtout que j’ai validé 117m à Melun en début de mois du coup, c’est un peu la perf bonus. Laurent relâche son approche car il sens que j’en ai besoin : « Va y go, je te regarde des gradins » qu’il me sors. C’est bien un coach qui vous connaît

Après midi : DNF

Allez hop en place, j’enfile le matos, relaxation dans mon coin à coté de la zone de perf, appel, pince-nez, lunettes, plomb de cou et immersion. 3,2,1 top c’est parti, bonne impulsion et go. A noter que c’est ma première perf en DNF en bassin de 50m, à Melun c’était du 25m, psychologiquement moins évident à aborder en 50, et ouais y’a moins de mur pour pousser . Je m’installe dans ma glisse, et j’apprécie la lenteur de la nage, je prends mon temps, je décide que quelque soit la distance accomplie, elle sera belle. Je m’applique, patiente, profite de l’inertie sans m’arrêter. Je vire aux 50, et je reviens. Je suis en ligne d’eau 1 ce qui veut dire mur d’un coté, et ligne d’eau de l’autre. J’ai horreur de sortir coté mur quand il est surélevé par rapport au niveau de l’eau, je prévois donc de sortir coté ligne d’eau. 75m et je me dis, tiens je vais sortir, du coup je me décale coté ligne d’eau. Finalement, je me met un injection de motivation et je continue, sur un beau triple mouvement de jambes. Me voila aux 100m, et je vire, impulsion, je ramène les bras et je sors. 112m, superbe, trop heureux ! Je déconstruis par la même occasion ma croyance de ne pas pouvoir faire les 3 épreuves au max de ma physio. Ironie du sort la perf n’est pas validé, j’aurais soit disant été visité la ligne d’eau de mon voisin au virage des 100m, genre….

Conclusion

Encore une journée riche en apprentissage, j’ai progressé dans toutes les disciplines sur des plans différents. 3 mots pour définir la journée : PRESSION, LÂCHER-PRISE, JOIE.
Merci à tous mes supporters, mes parents, ma copine, les Versaillais, mon coach Laurent, mon entraîneur Jean Luc, mon frangin pour sa disponibilité à distance, Stéphane pour ces conseils avisés, et Vanessa que j’ai croisé juste avant le DNF et qui m’a transmis un super sourire positif à ce moment là, j’en avais besoin.

Et merci à l’équipe d’organisation pour ce superbe évènement !

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